mardi 26 décembre 2017

Shoe Repairs


Voilà,
on est donc aux alentours de Noël. C'est une période où j'ai tendance à faire l'ours, à sortir le moins possible pour échapper à l'hystérie mercantile. D'ailleurs en général je me chope toujours un genre de bronchite qui me fait traverser cette période dans un état semi-comateux et ce n'est pas plus mal. C'est l'occasion de régresser de traîner au lit, de faire de menues choses. Je pose une guirlande quelque part dans la maison, et du moment que ça clignote hein! c'est la fête. Et puis j'écoute les vêpres de Rachmaninov, les oratorio de Noël de Bach, les christmas carols avec leurs chœurs d'enfants de Benjamin Britten, et bien sûr des enregistrements de Peter Skellern avec là aussi des chœurs d'enfants. Peter Skellern, j'adore, c'est si délicieusement british, il arriverait à nous faire croire que le jazz a été inventé dans le Devon ou le Lancashire pour des vieilles ladies un peu excentriques prenant le thé dans leur jardin. Les anglais sont tricheurs et roublards au rugby, et retors dans leur diplomatie, mais je les aime pour tout un tas de raisons et en particulier Peter Skellern. Il faut dire qu'en ce moment je suis très britichisé puisque je regarde enfin cette série "Downton Abbey" qui me réjouit à chaque plan, ne serait-ce que pour toutes cette palette d'accents anglais qu'on y entend, et pour cet humour distancé qui n'appartient qu'à ce peuple qui a inventé le Nonsense — le rugby pourrait d'ailleurs être assimilé à cette catégorie puisqu'il s'agit dans ce jeu d'avancer en se passant la balle en arrière —, Nonsense dont l'une des plus belles illustrations est cette réponse faite par George Harrisson  lorsque on l'avait interrogé sur la reformation des Beatles survivants : "Les Beatles ne se reformeront pas tant que John Lennon sera mort". Et puis il y a ce gag de ce dernier dans le film "A hard day's night" ou John coupe avec une paire de ciseaux la cravates d'un de ses copains en disant "je déclare cette cravate inaugurée". Bref, je digresse mais c'est bien aussi parce que je suis un peu en roue libre ces temps-ci. J'en ai aussi profité pour me replonger dans le merveilleux livre "Narcisse et Goldmund" d'Hermann Hesse, que j'avais lu, il y a bien longtemps. Cela avait été un moment de lecture très fort. Mais les détails de l'histoire se sont évanouis au cours de toutes ces années, si bien que je le redécouvre. Il en va d'ailleurs de même pour la plupart des livres qui se trouvent dans ma bibliothèque. je m'aperçois que j'ai oubliés pour la plupart ce qu'ils racontent. C'est là, mais ce n'est plus là, et c'est plus difficile à reparcourir et à réinterpréter qu'une vieille photo. Je regarde plus facilement mes anciennes photos que je ne relis les livres de ma bibliothèque. Celle-ci date de mon dernier passage à Londres, il y a plus de deux ans.
Sinon, je remercie tous ceux qui m'ont envoyé leur vœux ; j'en suis très touché. Je leur adresse les miens en retour. (The Weekend in black and white)

12 commentaires:

  1. Pas forte en voeux, ni en anglais.
    Évite les choeurs d'enfants (vacances = diète) mais se joint au clignotement et vous enguirande festivement à son tour.

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  2. J'adore tes digressions. Qu'elles se poursuivent au meilleur de leur forme en 2018 !

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  3. Downton Abbey? I admit, I was hooked all the way through. Christmas and the solstice-- a good time to hibernate.

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  4. yes it's very nice to revisit old books-i do it all the time... wishing you a happy time and many more in 2018...

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  5. ...a wonderful mural, Happy New Year.

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  6. Je n'ai pas accroché avec Downton Abbey, mais par contre, Britten, j'adore!!!

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  7. Wonderful, he/she is waiting..for shoes or new year?
    Any way..happy new year!

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  8. What a wonderful mural - they are performing serious surgery on that shoe! A great find :)

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